COI : comment des Réunionnais ont-ils pu accepter une telle régression ?

Quand Paul Vergès présidait la Région Réunion, il était également le chef de la délégation lui représentait La Réunion au nom de la France à la Commission de l’océan Indien. Ce temps est bien révolu, comme l’a rappelé le déroulement du 31e Conseil des ministres de la COI. Les élus réunionnais n’ont pas eu droit à la parole lors de la cérémonie d’ouverture publique. Il leur a été concédé le droit de s’exprimer au début de la séance de travail. Comment des Réunionnais ont-ils pu accepter d’être traités de la sorte ? Qu’est devenue la solidarité entre peuples frères qui était le fondement de la Conférence des Partis progressistes de l’océan Indien, devenue Commission de l’océan Indien ?

Comme tout Conseil des ministres d’organisation internationale, celui de la Commission de l’océan Indien se déroule selon un scénario en trois temps. Tout d’abord une cérémonie d’ouverture publique au cours de laquelle les chefs de délégation peuvent prendre la parole. Ensuite une séance de travail à huis clos. Puis une cérémonie de clôture publique avec la signature du relevé des conclusions et une conférence de presse.

Depuis le début du mois, Témoignages repose le problème de la représentation de La Réunion dans cette organisation qu’elle a contribuée à créer au travers de la participation du PCR dans la Conférence des Partis progressistes du Sud-Ouest de l’océan Indien. En effet, lors de la cérémonie du jour de l’an lunaire sous l’égide du Consulat général de Chine, le préfet de La Réunion avait annoncé que la prochain Conseil des ministres de la COI allait acter le début de la présidence française de l’organisation.

Ce que la France doit à La Réunion

Rappelons que quand Paul Vergès était président de la Région Réunion, il était le chef de la délégation qui représentait la France/Réunion à la COI. Ce n’était que justice car si la France est membre de la COI, elle le doit à La Réunion. La Commission de l’océan Indien est l’évolution institutionnelle d’une structure politique créée dans les années 1970, la Conférence des Partis progressistes de l’océan Indien. C’est cette conférence qui a jeté les bases de l’organisation actuelle, en fixant déjà une stratégie de développement. Le PCR représentait La Réunion dans cette organisation. Aucun parti français n’y siégeait.

Quand la Conférence a évolué du niveau des partis à celui des États, la présence de La Réunion a pu être réglée par la création d’une délégation France/Réunion. Cela montrait bien que si la France était un État membre de la COI, La Réunion était également partie prenante car Paris ne se situe pas dans l’océan Indien.

La fin de France/Réunion

Hier, lors de la cérémonie d’ouverture, la France/Réunion avait disparu et il ne restait que la France. C’est un secrétaire d’État, représentant du ministre des Affaires étrangères de la France qui a pris la parole. Puis après la pause café, la séance de travail a commencé en présence des journalistes. C’est en effet à ce moment que Didier Robert et Nassimah Dindar ont été autorisés à s’exprimer non pas à une tribune, mais depuis leur chaise de membre de la délégation française. Puis les journalistes ont été priés de quitter la salle. Comment des Réunionnais ont-ils pu accepter d’être traité de cette façon ? Qu’est devenue la solidarité entre peuples frères qui était le fondement de la Conférence des Partis progressistes de l’océan Indien ?

Cette régression est dans le prolongement du Sommet des chefs d’État de Moroni. Le nom de La Réunion n’y figurait même pas dans la déclaration finale. En mai dernier à Madagascar, c’est une fonctionnaire française qui conduisait la délégation lors du Conseil des ministres de la COI.

Manuel Marchal

Source: www.temoignages.re, 27 Février 2016

Présidentielle comorienne – Mayotte la Française reste au cœur du débat

Mayotte, département français. Son statut reste un sujet de revendication de la part des Comores, et ressurgit régulièrement dans le débat politique, surtout en période électorale.

Si le fait que la France ait conservé l’île de Mayotte en territoire d’Outre-mer lors du processus de décolonisation a toujours fait débat, il n’en est rien de son appartenance à l’archipel des Comores. Les vingt-cinq candidats s’accordent à dire que l’île de Mayotte est comorienne et doit donc réintégrer son giron naturel. Les divergences portent sur la manière d’y parvenir.
Quand certains proposent l’ouverture d’un dialogue tripartite, d’autres assènent que seul le développement économique des trois autres îles pourra débloquer cette situation. Une minorité de candidats prône une rupture radicale des relations diplomatiques avec la France, qui ne peut être qualifiée de pays ami, selon eux, dans la mesure où « elle occupe illégalement l’île comorienne de Mayotte » comme l’a indiqué l’ONU.
Chaque meeting, chaque intervention médiatique est ponctuée par le point de vue du candidat sur ce qu’on appelle ici « la question de Mayotte ». Même si la population comorienne est davantage préoccupée par la santé, l’éducation ou l’énergie, Mayotte reste un dossier important à résoudre pour tout gouvernant, donc, un point clé du débat électoral.

Nouvelle constitution
Dès le début, les Comoriens ont contesté le référendum ayant conduit Mayotte à
rester française. (…) L’ONU, mais aussi l’Union africaine, ont réaffirmé, à plusieurs reprises que Mayotte appartenait bien aux Comores. Pourtant, cela n’a pas empêché l’île de rester dans le giron de Paris.
En mars 2009, une nouvelle consultation a finalement été organisée. Résultat: victoire du « oui » pour rester en France, à plus de 95%. Deux ans plus tard, l’île de Mayotte est alors devenue le 101e département français. Les Français s’en félicitent, mais le conflit diplomatique perdure. Dernier épisode en date : en août dernier, lors des Jeux des îles de l’océan Indien, la délégation des Mahorais a défilé sous le drapeau tricolore en chantant la Marseillaise, l’hymne national français. Les Comoriens n’ont pas
supporté. Ils se sont dits humiliés et ont décidé de retirer leurs athlètes de la compétition.

© RFI

CNI : prolongation des cartes d’identité

Extension de la durée de validité de la carte nationale d’identité

A compter du 1er janvier 2014, la durée de validité de la carte nationale d’identité passe de 10 à 15 ans pour les personnes majeures (plus de 18 ans).

L’allongement de cinq ans pour les cartes d’identité concerne :

  • les nouvelles cartes d’identité sécurisées (cartes plastifiées) délivrées à partir du 1er janvier 2014 à des personnes majeures ;
  •  les cartes d’identité sécurisées délivrées (cartes plastifiées) entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013 à des personnes majeures ;

ATTENTION : Cette prolongation ne s’applique pas aux cartes nationales d’identité sécurisées pour les personnes mineures. Elles seront valables 10 ans lors de la délivrance. Inutile de vous déplacer dans votre mairie ou votre consulat.

Si votre carte d’identité a été délivrée entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013, la prolongation de 5 ans de la validité de votre carte est automatique. Elle ne nécessite aucune démarche particulière. La date de validité inscrite sur le titre ne sera pas modifiée.

De façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage, il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.

http://www.ambafrance-mada.org/-Francais-